Une jeune instit à la campagne, des histoires, des astuces, du grand air! NDLR: je tiens à préciser que ce blog n'est qu'une pure et totale fiction et qu'aucune responsabilité ne pourra m'être imputée puisque dans la réalité je suis éleveuse de cailles!

28 mars 2007

Au suivant!

Catégorie: La salle des maîtres

Conseil d'école hier soir. Cléopatra annonce officiellement -alors que je suis déjà au courant depuis presque une semaine- qu'elle a obtenue sa mutation et que donc elle quitte l'école à la fin de l'année, contrairement à ce qu'elle avait laissé entendre et même presque promis depuis le début de l'année. Le jeu des mutations et des affectations étant ce qu'il est, elle a eu la chance -la malchance?- d'obtenir du premier coup sa mutation là où tout le monde l'avait informé qu'il lui faudrait des années. "Autant t'y prendre dès maintenant" lui avait-on soufflé... résultat elle l'a. Alors qu'elle prévoyait de passer trois à cinq ans dans cette école, notre école, finalement elle s'en ira en juillet. Me laissant toute seule, toute seule avec un/une nouvel/le collègue. Les paris sont ouverts et les possibilités sont multiples. Du coup je cogite.

D'un côté je crains le pire, je regrette déjà nos crise de rire, nos sous-entendus, nos discussion-plan-de-bataille, et m'imagine affublé d'un/e collègue chiant/e au possible, à l'esprit étriqué ou réactionnaire, critiquant ce que je fais, voulant m'embarquer dans des plans qui ne sont pas les miens etc etc...

De l'autre côté je suis contente, pour elle parce que c'est quand même ce qu'elle visait, et pour moi parce que dans une petite école de campagne y'a pas beaucoup de distraction, moi qui me lasse très vite, autant dire qu'à l'idée d'avoir la même collègue et les mêmes élèves l'année prochaine... bof.

Du sang neuf donc, reste à savoir si sur ce coup là encore j'aurais de la chance.

Les parents d'élèves ont fait une tête de trois pieds de long, les membres de la municipalité étaient soufflés et moi j'en retiens une leçon. Ne jamais dire qu'on reste, nan, pas avant d'avoir pris une décision sûre. Genre cette année c'est sûr je reste... mais pour les suivantes, je ne m'avance pas. Des fois que moi aussi je me retrouve à annoncer devant le conseil d'école réuni au grand complet qui vous regarde d'un air accusateur/stupéfait que "je suis désolée, vraiment, mais voilà quoi".

Après du coup elle s'est faite toute discrète tout le reste du conseil d'école, alors que d'habitude elle est bavarde, me laissant mener le truc toute seule. Elle prenait tout en note, je crois que ça lui a permis de pas trop avoir à regarder tout le monde.

Elle part. Je reste. Drôle d'impression...

Posté par Eddie à 18:05 - La salle des maîtres - Commentaires [1] - Permalien [#]

Commentaires

  • conclusion : vaut mieux fermer sa gueule

    Posté par assayah, 29 mars 2007 à 12:17

Gribouiller sur l'ardoise?