Une jeune instit à la campagne, des histoires, des astuces, du grand air!

27 mai 2008

Le bureau des plaintes

Catégorie: La salle des maîtres

Depuis quelques temps, Pompadour a trouvé un nouveau cheval de bataille pour me flinguer mon repas de midi. En fait elle y faisait déjà allusion de temps en temps avant, très régulièrement je dois dire, mais jusque là elle avait quand même un autre sujet encore plus important pour me taner, à savoir son élève violent et casse-c* qui a heureusement depuis quelques semaines changé d'école.

Donc il lui a fallu trouver de nouvelles doléances pour me souler le peu de temps que je pourrais avoir pour me reposer un peu dans la journée - des fois que j'en ai besoin hein: elle a opté pour son élève autiste - oui je sais elle est pas aidée aussi - au sujet duquel je dois donc réitérer chaque midi à dose antibiotique mes déclarations de compassion et mes aveux d'impuissance, et accessoirement comme si c'était pas assez elle s'est dit qu'elle allait donc me rajouter un deuxième sujet de pleurnicheries qui - je vous le donne en mille - à rapport avec le côté soigné et, disons-le, coincé de sa personne: les poux.

Car oui, il y a des poux à l'école. Il y a des poux depuis le début de l'année, avec des périodes de répis, mais brèves les périodes. Je sais même pas si du point de vue des parents, y'a vraiment eu répis. Enfin bref. Le topo est toujours le même: 95% des parents traitent leurs enfants correctement, voir font une guerre d'enfer à ces petites bébêtes et les 5% restant s'en tapent et font chier tout le monde parce qu'ils ne traitent pas, ou peu ou mal, nous empêchant donc d'enrayer l'invasion.

Je dois donc régulièrement rejouer la sérénade de la compassion et de l'impuissance à des parents qui me font remarquer que "Ca coûte cher!" et que "Y'en a toujours!" et que "Moi je traite, les autres devraient le faire aussi!" et que "La petite/le petit j'ai été obligé de lui couper les cheveux!"... Je secoue la tête et je prends ma mine désolée, parce que je ne peux guère faire plus. Moi je me bas à grand coup d'affiche et de mots dans le cahier, mais je peux pas aller chez les gens pour laver la tête de leur gosse. Parce que soit dit en passant, aujourd'hui lors d'une discussion avec une de mes gamines j'ai appris qu'elle ne se lavait la tête qu'une fois par mois, et encore... "Parce que papa il aime pas nous laver les cheveux". Ce à quoi j'ai répondu "Et toi? T'es manchotte?" parce que quand même, à dix ans ils savent faire toutes les conneries du monde, mais pas se laver tout seul! 

Enfin bref, les poux, vous imaginez bien que ça me la crispe la Pompadour! Alors elle me prend au dépourvu, elle attend que j'ai baissé la garde, que je me sois décidée - malgrè le fait que je n'ai pas faim, le midi je ne mange quasiment plus tellement elle me coupe l'appétit - à quand même me servir, à m'asseoir à table, elle attend sournoisement que j'ai planté ma fourchette et que je m'apprête à porter à ma bouche une petite motte de salade de riz aglutiné pour me dire lâchement: "Y'a encore des poux, ce matin je les voyais grouiller sur la tête de C., ils courraient sur sa tête, c'est répugnant."

Je fixe ma fouchette de salade de riz. J'ai plus faim. J'ai envie de lui balancer dans la figure en lui disant "C'est la 27ième fois que tu me dis la même phrase! La 27ième fois que tu me décris la même scène! Et au cas où t'aurais pas compris: j'y peux rien! Et en plus: on est à table! Alors si t'as rien d'autre à me dire, écraaaaaaase merde!"

Au lieu de ça, je repose ma fourchette, j'appuie sur le bouton "mode compassion/impuissance" et je débite moi aussi la même phrase pour la 27ième fois. Un peu l'impression d'être chez les fous. Un peu l'impression de parler toute seule. En fait c'est ça, elle parle de son côté. Et moi je parle du mien.

Sauf qu'à midi, j'ai même pas eu la force d'appuyer sur le bouton "mode compassion/impuissance". Au lieu de ça, mon doigt à du riper et j'ai enfoncé le bouton "mode con". Faut faire gaffe il est juste à côté de l'autre. Quand on pousse trop, ça dérape. Du coup, j'ai même pas répondu. Puisque je parle dans le vide, autant lui faire goûter ce que ça fait un peu, le vide. Elle a pas insisté. De toute façon elle insiste jamais alors. C'est même pas drôle.

Du coup, j'étais activée. Pas de bol pour elle, vu la journée pleine de merdouilles que j'ai eu aujourd'hui, elle aurait pu avoir de la chance, même pas. Et comme elle me passait à porté cet après midi alors que le bouton "mode con" était toujours enclenché, je lui ai refilé quelques une de mes emmerdes, histoire qu'elle se dépatouille avec et me fasse du vent.

Je crois que ce post reflète bien à quel point elle m'exaspère, et c'est rien de le dire. Je devrais peut être aller déjeuner avec une pancarte autour du cou qui dirait: le bureau des plaintes est fermé. Parce que je ne lui sers qu'à ça: à se plaindre. Elle ne raconte rien d'autre, elle ne demande rien d'autre, elle ne parle de rien d'autre alors pour midi, la pancarte c'est une bonne idée. Ou alors je peux faire plus simple, je peux opter pour une pancarte qui dirait: ta gueule.

Faut voir le mode qui sera enclenché.

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11 avril 2008

Non mais qui t'es toi d'abord?

Catégorie: La salle des maîtres

Bon finalement, la semaine avec Môssieur je te snobe n'a pas été pire que ça, vu que dès le mardi il avait décidé d'accrocher un sourire à son visage et moi j'avais décidé de soigneusement décaler toutes mes récrées pour l'éviter. Entente parfaite.

Il en a pas foutu une - attention hein, être remplaçant c'est un vrai boulot et certains remplaçants sont vraiment top de chez top... mais pas celui là - et c'est notre atsem qui a tenu la classe comme elle a pu - traduisez elle a évité que j'ai a appelé le samu quinze fois par jours. Car oui savez-vous comment ce "collègue" surveillait la récréation? Et bien tout simplement en feignant de ne rien voir - et donc en ne réprimant rien - et surtout pas le gamin en loque qui braillait juste sous son nez, le visage rouge de larmes, et qui visiblement avait quelque chose qui clochait. Môsieur regardait l'horizon, puis regardait le gamin, sans un mot, l'air de dire "va pleurer ailleurs". Il a fallu que ce soit moi qui m'en occupe. Véridique.

Et bien sûr en classe, il avait la même attitude. Je sens que je vais en entendre parler lundi moi. Car notre élève le plus terrible, le violent, a fait des siennes. Forcément. Et le maître a laissé couler. Allant même jusqu'à dire à la maman que le gamin n'était pas si terrible que ça... de quoi je me mêle???

Enfin bref, question professionnalisme il pourra repasser.

Ou plutôt non, je ne veux plus jamais le voir!

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07 avril 2008

Monstres et compagnie

Catégorie: La salle des maîtres

Cette semaine Pompadour étant en stage, c'est un remplaçant qui a pris sa classe.

Moi très connement, je m'étais dit que c'était l'occasion de changer un peu de tête, de voir quelqu'un d'autre, et avec un peu de chance quelqu'un de plus sympa.

Ben vous le croyez si je vous dis que c'est pire?

J'ai écopé d'un con prétentieux qui me snobe superbement et qui parle - même pas à moi je vous rassure - pour expliquer comment on s'y prend mal avec nos élèves. Qui se fout royalement de tout, survolant tout ça d'un air méprisant, puisqu'il n'est là que pour une semaine, qui a laissé les élèves mettre un bordel royal et l'atsem faire la police à sa place. Qui est arrivé et parti sans dire bonjour ni au revoir, qui a l'air d'attendre que le temps passe comme si c'était le bagne, en se tournant les pouces. Et en lâchant ça et là des phrases laconiques lourdes de ce même mépris qui me donne envie de lui coller des claques. C'est-y pas merveilleux?

Non mais j'vous jure j'ai la poisse...

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13 septembre 2007

Zone tampon

Catégorie: La salle des maîtres

Des fins de semaine comme si de rien n'était. Le temps s'étire, dans un silence poli et convenu. Ma nouvelle collègue, Pompadour, a décidemment tout d'une porte de prison. Aussi drôle, aussi diplomate, aussi avenante que de la fonte massive. Son sourire faussement aimable cache des dents aiguisées, que je devine à chaque grimace qui se veut rassurante et comme elle l'a dit elle même à midi, même pas pour plaisanter hein, elle a mauvais caractère. Merci, j'avais deviné.

Je la sens pas, mais alors quelque chose de comaque. Même si elle reste très prudente et ô combien distante pour le moment, j'ai bien deviné que j'avais pas intérêt à faire un truc qui lui déplairait, où elle sortirait les griffes. Elle est du genre à gueuler, c'est écrit sur son visage, avec une méchanceté latente qui me donne envie de la pousser juste pour la voir démarrer. Moi aussi je faire très fort si on vient me chercher, sans problème. Sauf que je gueule pas. Moi je suis plutôt comme Cyrano, disons qu'à la fin de l'envoi, je touche. Enfin bref, tout ça pour dire que l'autre nuit j'ai rêvé qu'on se prenait de gueule toutes les deux, et franchement, je me dis qu'il faudrait pas grand chose pour que ça arrive. Réjouissant.

Donc je passe mes récrés totalement esseulée, puisqu'elle ne partage rien avec moi, si ce n'est de temps à autre une râlerie un peu hautaine. Elle aime pas ses élèves, elle se fout de l'école, elle fait son job et point barre. C'est déjà ça me direz-vous... certes. Mais en attendant je me fais chier comme un rat, toute seule sur ma chaise, toute seule à boire mon thé, toute seule avec mes soucis d'élèves, de paperasse, de parents. Pas de discussion. Pas d'échanges, pas de joie de vivre ni de bonheur d'être là. Elle transpire le mépris bien déguisé, coincée dans ses apparences de poule coquette. A force elle me rend méfiante. Elle me rend distante.

Je la sens pas.

Et je me trompe rarement sur ces choses là.

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17 juillet 2007

Lettre au Père Noël

Catégorie: La salle des maîtres

Aaaaah la fin de l'année, la préparation d'une autre, et... les commandes. LA prise de tête du début des vacances. Surtout pour moi qui suis une grande fan des catalogues en tout genre. Autant vous dire que ça ne me facilite pas la tâche - même si je me doute que certaine aimerait bien avoir ce genre de préocupation plutôt que de rester dans le flou de leur futur affectation de rentrée.

Donc il a fallu que je parcours des dizaines de catalogues pour sélectionner les manuels, dossiers documentaires, fichiers, etc... dont je pensais avoir l'utilité l'année prochaine. Autant vous dire que quand on débute comme moi, et sans doute même bien après, on a envie/besoin/l'impression d'avoir impérativement besoin de tout. C'est pas simple. Surtout quand on voit la façon dont les éditeurs s'ingénuent à nous étaler tous les avantages de leurs produits en long en large et en travers, histoire de bien nous mettre l'eau à la bouche. Autant vous dire que quand on a fini de préparer le menu, y'en a des tonnes sur notre liste. Sur la mienne dumoins!

Ce qui est nettement moins appétissant, ce sont les prix. Là c'est - disons le franchement - la grande arnaque. Pour ceux qui n'ont aucune idée de la façon dont fonctionnent les publications pédagogiques et qui en sont restés au bête manuel de maths ou de français, sachez que c'est bien plus compliqué, et bien plus lucratif désormais! Parce que là où vous acheter un manuel pour l'élève, il faut aussi acheter le guide du maître qui va avec, le fichier de l'élève, voir les fichiers de l'élève, et parfois même le fichier photocopiable complémentaire, ou le classeur d'évaluation... autant vous dire que les éditeurs tronçonnent allègrement leurs porduits et multiplient les prix, pour notre plus grand... malheur. Je vous dis pas comment c'est mission impossible après ça de boucler un budget raisonnable en achetant ce qu'il faut pour votre classe. Surtout si vous avez comme moi un cycle 3, et que donc vous devez faire de la littérature, ce qui veut dire acheter tout plein de livre - livre de poche au minimum- pour vos élèves. 20 élèves=20 livres,  avec une moyenne de 5 titres différents pour couvrir le programme de l'année. Faites le calcul! Une fortune!

Je me suis donc bien pris la tête à faire tout un tas de mic-mac pour arriver à faire chuter le plus possible la note, tout en achetant tout ce dont j'ai besoin, j'ai, pour être très franche, largement emprunté sur le budget de ma collègue mais j'ai pas le choix, j'y suis même de ma poche pour m'acheter certains livres et fichiers - tant pis, c'est du matériel qui sera bien à moi, c'est pas plus mal - ... si c'est pas du délire.

Enfin bon, au final je suis assez satisfaite de moi, je boucle le tout en restant très raisonnable, puisque ma collègue récupère un budget plus conséquent que celui que je lui avais annoncé au départ - elle va être contente - même s'il est très très inférieur au mien... Le fait étant qu'elle pourra argumenter à la mairie pour une rallonge de budget en sa faveur en raison de l'accueil des élèves de maternelle qui s'est décidé au dernier moment. Rendez-vous demain soir avec Pompadour pour lui filer les catalogues qu'elle voit donc pour ses commandes à elle, et pour compléter avec elle la commande de fourniture de base pour la rentrée. J'ai bon espoir. L'un dans l'autre, on va s'en sortir.

Mais alors quelle plaie ces commandes. J'ai hâte d'avoir déposé les miennes sur le bureau du maire demain soir. Histoire de pouvoir les oublier et de passer à la suite... les programmations, les préparations, rédiger des exercices, mettre au point des activités. Du boulot quoi.

Qui a dit vacances?

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27 mai 2007

Anne, ma soeur Anne, ne vois-tu rien venir?

Catégorie: La salle des maîtres

Vendredi j'ai donc appris que pour l'instant il n'y a personne sur le poste de Cléopatra.

Dans notre académie, il y a 4 mouvements, autrement dit 4 tours pour l'attribution des postes. A chaque tour, les instits font des voeux, en indiquant les postes qui les intéressent par ordre de préférence, et en fonction du nombre de point des instits - parce qu'on a tous une côte à l'ancienneté et un peu au mérite - en fonction de notre note donc et de qui a demandé tel poste, les places sont attribuées.

Pour notre école et le poste de Cléopatra, personne. Ce qui veut dire que sur le département, personne n'a voulu de cette place. Absolument personne. D'un côté c'est désespérant, parce que je me dis que je vais me retrouver avec quelqu'un qui sera mis là de force - parce que oui bien sûr au départ on fait des voeux, mais comme il faut bien mettre des instits partout, à partir du 3° mouvement c'est l'académie qui décide plus ou moins alors certains sont très mal servi et obtiennent des postes qu'il n'avaient pas demandé - enfin bref quelqu'un de balancé là par obligation et qui va râler toute l'année. Je me dis aussi que plus ça va plus il y a de chance que ce soit un PE2 sortant, autrement dit un collègue tout juste sorti de l'iufm et sans expérience.

De l'autre côté, tout ça a des avantages non négligeable. Comme le fait que du coup je vais peut être pouvoir garder mon poste de directrice, avec tout ce qui en découle - la prime sur la paye, les formations qui ne sont plus obligatoires, et puis j'aime bien avoir des responsabilité quand même, c'est un minimum prestigieux, dumoins dans mon imaginaire - et donc ça c'est pas plus mal. Et avoir un collègue fraîchement sorti d'iufm c'est l'assurance de pouvoir jouer les vieux de la vieille, de maîtriser pas mal, et ça j'aime bien aussi.

Enfin bon, rien n'est joué. De toute façon je ne saurais pas à quoi m'en tenir tant que je n'aurais pas en face de moi mon ou ma nouvelle collègue.

Il faut maintenant attendre le deuxième mouvement.

Posté par Eddie à 15:50 - La salle des maîtres - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

28 mars 2007

Au suivant!

Catégorie: La salle des maîtres

Conseil d'école hier soir. Cléopatra annonce officiellement -alors que je suis déjà au courant depuis presque une semaine- qu'elle a obtenue sa mutation et que donc elle quitte l'école à la fin de l'année, contrairement à ce qu'elle avait laissé entendre et même presque promis depuis le début de l'année. Le jeu des mutations et des affectations étant ce qu'il est, elle a eu la chance -la malchance?- d'obtenir du premier coup sa mutation là où tout le monde l'avait informé qu'il lui faudrait des années. "Autant t'y prendre dès maintenant" lui avait-on soufflé... résultat elle l'a. Alors qu'elle prévoyait de passer trois à cinq ans dans cette école, notre école, finalement elle s'en ira en juillet. Me laissant toute seule, toute seule avec un/une nouvel/le collègue. Les paris sont ouverts et les possibilités sont multiples. Du coup je cogite.

D'un côté je crains le pire, je regrette déjà nos crise de rire, nos sous-entendus, nos discussion-plan-de-bataille, et m'imagine affublé d'un/e collègue chiant/e au possible, à l'esprit étriqué ou réactionnaire, critiquant ce que je fais, voulant m'embarquer dans des plans qui ne sont pas les miens etc etc...

De l'autre côté je suis contente, pour elle parce que c'est quand même ce qu'elle visait, et pour moi parce que dans une petite école de campagne y'a pas beaucoup de distraction, moi qui me lasse très vite, autant dire qu'à l'idée d'avoir la même collègue et les mêmes élèves l'année prochaine... bof.

Du sang neuf donc, reste à savoir si sur ce coup là encore j'aurais de la chance.

Les parents d'élèves ont fait une tête de trois pieds de long, les membres de la municipalité étaient soufflés et moi j'en retiens une leçon. Ne jamais dire qu'on reste, nan, pas avant d'avoir pris une décision sûre. Genre cette année c'est sûr je reste... mais pour les suivantes, je ne m'avance pas. Des fois que moi aussi je me retrouve à annoncer devant le conseil d'école réuni au grand complet qui vous regarde d'un air accusateur/stupéfait que "je suis désolée, vraiment, mais voilà quoi".

Après du coup elle s'est faite toute discrète tout le reste du conseil d'école, alors que d'habitude elle est bavarde, me laissant mener le truc toute seule. Elle prenait tout en note, je crois que ça lui a permis de pas trop avoir à regarder tout le monde.

Elle part. Je reste. Drôle d'impression...

Posté par Eddie à 18:05 - La salle des maîtres - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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