30 avril 2011
Mesures: loto des heures
Catégorie: Ressources pédagogiques cycle 3
Du coup je me suis rendue compte que je n'avais pas mis en ligne mon autre jeu de loto, celui sur la lecture de l'heure! Mais bon pour celui là, il vous faudra un peu plus de travail car moi j'avais déjà à l'école des petites cartes avec des horloges dessinées dessus. C'est ce qui m'a donné l'idée de créer ce jeu pour utiliser ses cartes. Voici le résultats:
En espérant que ça vous servira quand même!
Géographie: Loto des drapeaux de l'UE
Catégorie: Ressources Pédagogiques Cycle 3
Pour mes loulous, j'ai concocté un jeu de loto des drapeaux de l'Union Européenne, les miens y jouent dans le cadre de leur plan de travail, mais ça peut servir pour des ateliers, ou même en activité d'attente.
Il y a les planches de jeux, les petits pions pour placer sur les planches et les cartes à piocher. N'hésitez pas à me dire s'il y a un bug, ou une erreur dans le jeu.
A vos plastifieuses!
Survivor
Catégorie: Le plus beau métier du monde
Non je ne suis pas morte dévorée par mes élèves, mais on en n'est pas loin.
J'avais prévu que cette année serait sportive, pas que ça serait l'antichambre de l'asile. Chaque jour terminée sans crise de nerf est une victoire. Je suis sur le qui-vive non-stop toute la journée, mais pas genre comme si j'avais 23 gamins à surveiller, plutôt genre comme si j'avais je jonglais avec des grenades.
Je savais. je savais que ça serait difficile, je connaissais les énergues humaines que j'allais devoir coacher, mais à ce point là, j'avais même pas imaginé. Le travail est laborieux, ils ne sont motivés par rien, sauf par les discussions sur leurs petites vies. Rien ne les intéresse malgré tous les projets mis en place et toutes les propositions que je peux leur faire, tout le mal que je me donne pour rendre les apprentissages dynamiques, intéractifs, originaux, et surtout accessibles! Mes efforts ne sont récompensés que par des grognements, et des chahuts et bavardages en tout genre, à toute heure. C'est à tel point que certaines activités ont carrément été réduites, voire supprimées, pour cause de trop d'investissement pour quasiment aucun rendu, ou carrément un effet poltergeist. Terminé les séances d'informatiques (où les élèves qui ne sont pas dans le groupe sur les ordis deviennent infectes), rare les séances de sport (où je dois hurler comme une aliénée pour donner la moindre consigne), rare les manipulations de sciences (qui virent souvent à la catastrophe), et j'en passe. Certains se diront que je suis une maîtresse totalement dépassée par ses élèves, et à ceux là je répondrais que mon dépassement n'est pas du à ma capacité de gestion d'une classe (non car si j'étais incapable de gérer cette classe, croyez moi, il s'y serait déroulé des évènements graves depuis longtemps!) mais plutôt au fait que nous n'avons que très peu d'outils face à des élèves perturbateurs: comment faire par exemple avec un enfant colérique dont les parents sont au courant mais totalement dépassé, pour qui le psy scolaire a dit que tout allait bien, que les punitions en tout genre laissent froid? Je fais quoi? Et ben je limite la casse, avec beaucoup de psychologie, d'anticipation, de sang-froid et une bonne gueulante de temps en temps. Est-ce que ça règle le problème et l'empêche de perturber la classe. Non. Et je précise que ce n'est pas le seul élève de ce genre là dans ma classe cette année hein... donc j'ai du prendre des mesures drastiques, en faisant bien attention de ne pas appauvrir de trop les apprentissages, tout un programme - vous saisissez le jeu de mot savant là? Ouais.
Donc j'ai eu un passage trèèèèès difficile en janvier, arrêtée plusieurs jours tellement j'en pouvais plus. Les élèves ne sont pas les seuls responsables, j'ai la malchance cette année d'avoir des collègues avec lesquels je n'ai pas d'atomes crochus, autant dire des collègues pénibles. Le côté dépressif de Sid ne s'est pas arrangé suite à son inspection assez foireuse dont il est ressorti encore plus paranoïaque et hésitant qu'avant. Le côté caporal de Mme Mim lui, est exacerbé par une inspection brillante et la fin d'année approchant: inscriptions, passages, diverses réunions et conseils, c'est la reine du palais. Moi au milieu, je turbine comme une folle: je n'ai même plus le temps de manger à midi, j'avale juste une banane entre deux préparations - faut dire aussi que l'éduc nat ne prenant plus en charge sa part dans notre déjeuner, je n'ai plus les moyens de manger à la cantine, mais bon je dis ça je dis rien.
Le pompon dans tout ça a été la conversation que Mme Mim m'a imposée un peu avant les vacances d'Avril: me prenant à part un vendredi soir, elle me l'a joué "amie-amie" du genre je te le dis mais c'est pour toi hein. En subtance: elle me trouve fatiguée, elle voit bien que cette année je galère, j'arrive en retard le matin, j'ai été beaucoup et souvent arrêtée - oh ouais mazette, juste 15 jours d'afilés en janvier pour cause de début de dépression et 3 jours ponctuels ça et là depuis le début de l'année, mais bon c'est vrai qu'elle elle n'est jamais malade donc... -, je traine la patte pour participer au formation enfin bref, son conseil c'était que je devrais demander de l'aide, qu'elle était là pour ça, et que je devais peut être songer surtout à changer d'école, voire à changer de métier.
Pardon?!...
Sur le coup - la fatigue de la semaine aidant - j'en suis restée coite. Ensuite, j'ai enragée. Je la trouve gonflée de ramener sa science alors qu'elle ne m'a jamais proposé d'aide quand j'en avais besoin et que pire que ça, elle a fait la sourde oreille systématiquement quand j'ai demandé à être épaulée un peu, notamment avec mon élève primo-arrivante. Bref, je ne suis pas stupide, je sais bien que le but de la manoeuvre n'est pas du tout de me rendre service, mais bien de me faire débarrasser le plancher, vu qu'elle m'apprécie tout autant que moi je l'apprécie. Elle aurait voulu m'entendre dire que finalement je participais au mouvement cette année, et que je comptais m'en aller.
Sauf que je n'ai pas dit mon dernier mot, et bien loin de m'achever ou de me faire fuir, je suis plutôt du genre àchopper la force de me relever si on me file des coups de pied à terre.
Finalement donc, elle m'a rendu service avec cette conversation désobligeante, car depuis j'ai fait le point et repris du poil de la bête, et remis de l'ordre dans tout ce bazar: j'arrive en avance, je me sappe correctement - à savoir comme elle n'aime pas car je suis du genre correct mais un poil excentrique - je tiens mes élèves mieux que jamais, j'ai la pêche et le sourire - elle qui me trouvait "fatiguée et pas motivée" - et je tourne au taquet toute la journée! Et bien sûr,je n'ai pas participé au mouvement!
Elle par contre, et Sid aussi, ont tous les deux fait de voeux pour changer de poste. Reste qu'ils ne seront peut être pas exhaussés... je vais faire une grosse prière je vous le dis!
Et maintenant, y'a plus qu'à survivre jusqu'en juillet, soit 10 semaines d'affilé!
Je peux vous dire que c'est au jour le jour.
01 janvier 2011
Tirez pas sur l'ambulance
Catégorie: le plus beau métier du monde
Quelques nouvelles de ma petite primo-arrivante - d'ailleurs il paraît qu'on dit plus comme ça maintenant? - débarquée début novembre.
Et bien tout d'abord, je sais pas si je le dis parce que je voudrais pas me porter la poisse... bon aller hop: normalement elle ne sera plus là à la rentrée pour cause de déménagement. Ce qui franchement m'arrange bien, et je vous le dis je voudrais pas me porter la poisse en criant victoire trop vite. Je m'explique.
Je gère déjà un double niveau, avec des élèves d'une grande hétérogénéité, puisque j'ai tout le panel possible depuis l'élève surdoué - qui sont d'ailleurs deux - jusqu'aux élèves à peine lecteur - en cm1 c'est problématique, en passant par les élèves agressifs et perturbateurs. Bref, déjà beaucoup de travail au programme. Alors me retrouver à devoir en plus préparer des séances individuelles pour une élève non-francophone - aussi motivée et adorable soit-elle, faut pas déconner, c'est pas raisonnablement possible.
Je me suis donc retrouvée à faire comme je pouvais, à savoir selon moi largement pas assez pour S., cette gamine adorable qui aurait mérité tellement plus. Les collègues n'ont été d'aucun secours, tout le monde trouvant ça alternativement très exotique ou très vache, mais à part les commentaires désolés ou amusés, rien d'autre n'est venu. De la hiérarchie, comment vous dire... pas grand chose. De vagues conseils, beaucoup de documentation à lire, mais rien d'autre. Le plus vexant et déstabilisant, c'est surtout qu'on vous sous-entend que ça fait parti du job, que c'est tout à fait normal et qu'on voit pas où est le problème. Oh ben tiens... On peut aussi décider de carrément supprimer les classes de CLIN tant qu'on y est hein non? Ouais je le dis pas trop fort, ils seraient capable de le faire ces cons.
Enfin bref, la gamine n'a pas fait beaucoup de progrès à mon sens. Les débuts avaient été fulgurants, et puis tout s'est arrêté net. Elle a commencé à rechigner devant le travail, à tricher même, et moi déjà pas mal dépassée faut dire que ça m'a pas donné envie d'en faire plus. J'ai surtout essayé un maximum de l'intégrer à la vie de la classe, de lui faire faire tout ce qu'il était possible avec les autres élèves - calcul mental, certains exos de maths, les expériences de sciences, etc..., arts visuels et le sport bien sûr - en me disant que de toute façon elle apprendrait plus vite avec ses pairs. Le soucis étant principalement que je l'impressionne je crois - malgré tous mes efforts pour établir la confiance - et qu'elle n'ose pas vraiment communiquer avec moi. Elle a pris l'habitude en classe de demander à ses camarades qui se chargent de me relayer ses questions. Du coup ça complique encore un peu, et je dois dire que c'est assez déséspérant et source de questionnements sans fin.
Autant dire que je ne garderai pas de tout ça un bon souvenir, loin de là. Ma gestion de classe a été littéralement atomisée, nous faisant accumuler un retard impressionnant qu'il va maintenant falloir rattraper, et pire, installant dans la classe une mauvaise ambiance - pas que la petite S. se soit mal intégrée bien au contraire! mais elle a occasionné tellement de petits changements, tellements d'appartés tout le temps, que tous les autres ont cru que c'était la fête du slip! - ce qui m'a obligée à sévir au dernier degrés pour ramener un peu de sérieux. Chose que j'ai détesté faire.
Certes, c'est une expérience de plus à mon arc, mais j'en ai bavé question surbooking. Et encore... j'ai eu la chance d'accueillir S., petite fille intelligente et sociable, pleine d'énergie, qui a su très vite se faire apprécier de tous ses camarades, et de moi malgré tout, car je le précise bien, elle a été adorable et bluffante d'aisance dans ce moment de sa vie si intense et déstabilisant, et ce n'est nullement elle qui me laissera un si mauvais ressenti: juste, encore une fois, les conditions excécrables dans lesquelles nous sommes obligés d'exercer notre métier.
04 octobre 2010
Le cirque du soleil bis
Catégorie: Le plus beau métier du monde
Ah ouais et pour continuer dans le même esprit que le post précédant, et bien demain j'accueille dans ma classe une petite fille "primo-arrivante" autrement dit une élève étrangère qui ne cause pas un mot de français. Pourtant elle va être intégré en CM2 comme si de rien n'était.
Et pour seul aide, pour le moment, l'inspection nous a juste communiqué un vague site internet où je peux télécharger des évaluations dans sa langue natale.
Le reste... et ben à moi de me démerder quoi.
Comme d'habitude.

Le tableau noir était vert!