12 mai 2008
La démerde...
Catégorie: La Vie de la Maîtresse
Je me fais des nouvelles feuilles d'évaluation pour mes élèves, parce que le livret que j'utilisais jusqu'à présent ne parle pas aux parents - y'en a même qu'ont été engueuler leur gamin en leur disant qu'il faisait pas de progrès alors que c'était tout le contraire! - donc fallait vraiment faire quelque chose.
Je m'y applique donc, je ponds un truc bien chiadé. J'imprime, je photocope, et je commence à remplir. C'est super fastidieux, y'a cinq feuilles détaillée à compléter pour chaque élève. J'en fais un, deux. Je me dis qu'en fait ces feuilles ne me plaisent pas trop. Y'a un truc qui cloche... Bon non aller, courage. J'en fais un troisième, un quatrième... Et merde, ça va vraiment pas! En fait, je me retrouve à écrire les même commentaires insipides et obscures pour chaque élève. C'est bien la preuve que quelque chose cloche.
Alors je tente de prendre un peu de recul, et j'osculte mes feuilles. Et là je réalise que finalement j'ai pondu un truc quasi aussi compliqué que les livrets de départ, dont je voulais me défaire. Ok, autant pour moi. Du temps et de l'énergie perdus. Faut tout refaire. Ou presque. En fait je dois garder le même système, mais le simplifier grave. En fait, je dois me démerder.
C'est pas ce qu'on appelle la liberté pédagogique?
05 mai 2008
I'm a slave for you
Catégorie: La Vie de la Maîtresse
Journée de rentrée comme une rentrée de dernière période de l'année: agitée, sans dessus dessous, en vrac, plein de bonnes intentions mais déjà fatiguée, et plus de voix.
Je les ai attaqué fort en parlant kermesse et spectacle de kermesse - pour lequel je vais devoir écrire une pièce de théâtre tellement j'en trouve aucune qui me convienne! - en parlant passage, en parlant évaluation, en parlant repas de kermesse, en parlant voyage de fin d'année, en parlant gros retard, et en disant que le temps allait passer très vite pour toutes ces raisons là. Y'avait plein de questions - notamment sur la course d'orientation que je leur ai promis et j'aurais mieux fait de la fermer - il a fallu répondre à tout, recadrer, et prévenir que c'était pas parce que c'était quasi-presque-bientôt la fin de l'année que ça devait être la fête du slip, au contraire...
Du coup on est reparti à bosser comme des malades, mais en vrac. Je suis désormais incapable de faire les choses autrement que "en vrac" tellement y'a en trop pour une seule personne hein, et que c'est pas à cinq semaines de la fin de l'année que je vais revoir mon organisation. Donc je jongle, je baisse la tête et je tire au collier, courage, c'est le dernier morceau, et si c'est pas le moindre c'est quand même le plus ensoleillé et le plus joyeux. Enfin normalement.
J'ai donc jonglé aujourd'hui entre l'apprentissage de la technique de la multiplication - aïe ouïlle aïe - pour mes ce2, une leçon d'histoire version béton armé partie un - la deuxième partie étant prévue pour demain - pour tout le monde, et la fabrication du sacro-saint cadeau de fête des mères pour finir. Qui s'annonce être comme l'année dernière une magistrale horreur, vu comme ils sont doués pour suivre mes consignes et reproduire ce que je leur montre en modèle - c'est à dire pas vraiment pas. Encore une fois ça ressemblera à rien, mais faut que je fasse un post rien que là dessus, parce que ça vaut son pesant de cacahuètes.
Je sais pas ce que je fais demain, j'improviserais, vu que là je dois remplir leur feuille d'évaluation de la semaine d'avant les vacances que j'avais promis que je les donnerais sauf que je les ai totalement zappées pendant les vacances donc elles étaient pas faites donc c'est pas juste maîtresse mais quand même enfin maîtreeeeesse!...
Là je crois que c'est officiel.
Je suis leur esclave.
30 avril 2008
Le blues du stylo rouge
Catégorie: La Vie de la Maîtresse
Je profite des vacances pour corriger leurs cahiers en masse. Oui j'avoue, la corection des cahiers est encore un de mes gros points faibles auquel je tente de trouver une solution sans grand résultat jusqu'ici, mais je ne désespère pas.
Donc, comme je ne les corrige que très rarement, je mets un point d'honneur à ce qu'ils soient au moins entièrement corrigés à chaques vacances - quand j'ai un minimum de temps quoi.
Et là, je déchante. Je commence à me dire que si je ne trouve jamais le temps de corriger leurs cahiers c'est sans doute aussi parce que c'est une vraie torture de voir les bêtises qu'ils débitent au kilomètre, c'est désépérant.
Alors en cette période de fin d'année, je me retrouve là, à corriger, et à me dire: "mais il va vraiment passer en 6ième celui-là? c'est pas possible... et celle-ci je la fais passer en CM1? noooon... ah ben si... et celle-là? ohlala..."
Parce que le système est mal foutu et même des gamins qui n'ont pas le niveau, ben on les fait passer quand même, direction la classe supérieure, pour plein de raisons hallucinantes - genre au bénéfice de l'âge ou parce qu'on ne repique pas au milieu du cycle etc... - et les parents sont ravis, forcément, persuadés que finalement le gamin ça va. Sauf que non, ça va pas, mais allez leur faire comprendre après ça. Eux vous rétorquent "Ben il passe alors c'est bon!" C'est tellement bon que nous on angoisse à l'idée de l'année catastrophique qui se profile derrière, de la galère dans laquelle le gamin va s'enfoncer et de tout ce qu'on va devoir faire pour limiter la casse.
Et moi je respire et je m'accroche à mon stylo rouge...
23 avril 2008
Journée "maternelle"
Catégorie: Arts Plastiques
J'ai cru que je ne survivrais jamais à cette dernière journée.
Parce que la grande idée de la maîtresse pour un dernier jour de classe après une période plutôt dense, c'était de faire une journée "maternelle". Explications: malgré le fait que j'ai des grands de cycle 3 - CE2/CM1/CM2 - il s'agit de mettre en place des ateliers différents où les élèves tournent suivant leurs envies pour pratiquer différentes activités. Et comme on avait pas fait beaucoup d'arts visuels pendant cette période, j'avais décidé de rattraper un peu tout ça. Donc de bon matin j'ai commencé à installer tout un tas de trucs sympas... qui se sont bien sûr avérés très crevant.
Au programme ils ont eu:
- un atelier peinture avec tout ce qu'il est possible de trampouiller dans de la peinture, y compris les doigts... ce qui a fini en jeté de peinture façon Pollock, avec relooking à la clef pour certains, façon peintre en bâtiment!
- un atelier encre avec des porte-plumes, des pinceaux et autres, et surtout des pailles pour souffler l'encre... ce qui a fini avec des dents vertes, bleues, roses et jaunes et des élèves ravies de leurs sourires façon "sorcière" puisque chez des élèves de cet âge, inspiration et expiration ne semblent pas encore totalement sous contrôle!
- un atelier rupestre avec dessin au charbon de bois sur de la tapisserie en relief qui imitait vachement bien les parois d'une grotte... ce qui a fini avec des petits ramoneurs tout plein de noir partout!
- un atelier tampon avec de vieux tampons trouvés à l'école et quelques boîtes d'encre... ce qui a fini avec des loulous tatoués de partout - ben ouais les tampons c'est vachement plus drôle sur la main que sur la feuille quoi!
- un atelier pâte à modeler avec plein d'instrument pour modeler justement, dont des bâtonnets de glace... ce qui a fini avec des gros pâtés planté sur les batons de glace "maîtresse z'avez vu ma glace à la fraise?" assorti d'immondes téléphones portables tout plat!
- un atelier découpage/collage où ils avaient toutes sortes de matériaux à leur disposition pour faire la compo de leur choix... ce qui a fini sans incident, curieusement.
Autant vous dire qu'à midi ils étaient ra-vis et moi cre-vée. Du coup j'ai vite changé mon fusil d'épaule et on a passé l'après midi à faire des choses plus calmes, dont une sacrée longue récrée puisqu'on avait zappé la récrée du matin du coup.
Je garde cette idée d'atelier mais la prochaine fois je manage mieux le truc. Tout doit être prêt, et ça aurait été mieux si on avait fait ça l'après midi. J'avais prévu une journée mais c'est trop long, ou alors il faut prévoir des ateliers pour le matin, et d'autres ateliers complètement différent pour l'après midi. Mais surtout il faut au maximum que les élèves puissent se débrouiller tout seuls, genre reprendre de la peinture, reprendre une feuille, rincer les rouleaux, nettoyer leurs bêtises... sinon on ne sait plus où donner de la tête! C'est sans doute pour ça que je n'ai pas tenu la journée. Et puis dans cette optique, il faut absolument que je commande du matériel pour l'annéer prochaine, parce que franchement on n'a pas grand chose... des ateliers plus variés m'aurait sans doute également permis d'étaler ça sur une journée entière.
Enfin, c'était quand même très chouette. Je mettrais peut être quelques unes de leurs oeuvres si j'ai le temps demain!
Si je ne passe pas la journée à dormir...
21 avril 2008
Si les ricains n'étaient pas là...
Catégorie: Mots d'Enfants
Contrôle de sciences sur le système solaire et l'espace.
Question: "Comment s'appelle le premier homme qui a marché sur le lune?"
Réponse d'un de mes loustics de ce2: Louis Amstrong.
Sont trop forts ces ricains...
14 avril 2008
Parle à ma main
Catégorie: Madame la Directrice
Etre directeur dans une école, c'est entendre 5 fois la même chose - chose désagréable s'entend - dans la même journée mais racontée par 5 personnes différentes. Parce qu'elles, elles ne vous le disent qu'une fois, et qu'elles ne savent pas qu'il y en a déjà quatre autres qui vous ont fait le topo et joué du crincrin avant elles. Alors elles y mettent tout leur ras-le-bol, bien comme il faut... et après ça vous, vous retrouvez avec un ras-le-bol puissance cinq.
Etre directeur, c'est faire face à des gens qui viennent vous voir comme si vous étiez chamane, ou patron d'Aventis, ou président des Etats Unis, genre il suffit de venir se plaindre et vous allez régler leur problème dans la minute. On se retrouve alors à faire face à la mine froissée et doléante de ceux qui pensent qu'on a un quelconque pouvoir... Je vous rassure: les directeurs n'ont aucun pouvoir, on a juste les emmerdes qui vont avec.
Etre directeur, c'est avoir un agenda épais comme le poing, avec plein de rature parce que les rendez-vous changent tous les temps, et se retrouver avec des gens qui vous collent des rendez-vous en plus au pied levé, sans vous demander, parce qu'ils peuvent pas faire autrement... parce que moi bien sûr, si. J'ai rien de prévu, pensez-vous! Et le pire c'est qu'on dit "ok" parce que de toute façon on peut pas faire autrement...
Etre directeur, c'est être pris dans le feu croisé de la mairie, des parents, des autres profs, du personnel communal, des gens de la commune, de l'inspection... manque plus que les vaches et les chiens. Il faut mettre tout le monde d'accord sans froisser personne, il faut écouter, transmettre, tempérer, et surtout ne rien oublier ni ne rien mélanger! J'aurais du bosser à l'ONU.
Etre directeur c'est être responsable de tout, vis à vis de tout le monde, à outrance. Il faut être efficace, polyvalent, il faut être rapide, il faut être là tout le temps, tout voir et tout savoir. Pas beaucoup de temps pour réfléchir, il faut souvent gérer dans l'instant, il faut viser juste, il faut jongler entre tous les dossiers, ne rien lâcher, ne rien perdre de vue, sous peine de finir avaler par le rouleau. Vous êtes en première ligne, c'est à vous qu'on demande, tout et n'importe quoi, vous savez forcément faire, vous pouvez forcément faire, et après tout vous êtes payé pour quoi hein? Ben justement, on n'est pas payé pour tout ça.
Etre directeur c'est épuisant.
Tout simplement.
12 avril 2008
Découvrir le monde
Catégorie: Mots d'Enfants
Savez-vous ce que font des élèves d'environ 10 ans quand on leur distribue des pinceaux en attendant que la maîtresse finisse de préparer les pots de peinture? Non?
Et bien tentons une expérience. Prenons une bonne poignée de pinceaux mal lavés - oui parce que si les élèves se lavent avec du savon, les pinceaux eux n'y ont jamais droit! - de la fois précédante, et distribuons tout ça à nos chers élèves qui patientent. Laissons les quelques minutes dans la classe le temps d'aller chercher les flacons de peinture dans la réserve. Et revenons observer, ou plutôt admirer, le résultat:
Une bonne demi douzaine d'élèves le visage barbouillé de vert, de bleu, de rose... comme s'ils avaient piqué le fard à paupière de maman. Et les autres morts de rire. Parce que forcément, un pinceau mal lavé, c'est encore tout plein de pigment. Les peinturlurés ne comprennent pas pourquoi on rit, et ensuite ne comprennent pas forcément pourquoi ils sont dans cet état - le rapport cause à effet n'étant pas évident pour certain, alors que pour d'autre c'est un peu la honte aussi d'avoir eu ce geste malheureux.
Car oui la réponse à notre question de départ est: les élèves se caressent le visage avec leurs pinceaux, comme des petits de maternelle, sans même vraiment s'en rendre compte, tout accaparés qu'ils sont par la douce sensation sur leurs joues.
Franchement le résultats était hilarant, et la stupéfaction des intéressés rajoutait à mon fou-rire intérieur.
Ils me surprendront toujours...
11 avril 2008
Courage, fuyons!
Catégorie: Sorties pédagogiques
Hier j'étais de sortie avec mes affreux. Ouais je sais.
Quand on a l'idée, au début, on trouve ça génial. On veut aller là ou là, c'est trop bien, top là, on est parti. On se renseigne, on réserve sa place, on réserve le bus, on est super content. On prépare bien son truc, on est ravi d'annoncer ça aux gamins, eux encore plus ravis que nous. on expose la chose, on explique. C'est cool.
Et puis le jour J, on se dit que bordel de dieu mais pourquoi j'ai voulu faire cette sortie mais je suis conne ou quoi???!!! Parce qu'on flippe à l'idée d'en perdre un en route - gros flippage de maîtresse ça - à l'idée d'en abîmer un qui ne reviendrait pas dans son état d'origine - gros flippage de maîtresse aussi - à l'idée qu'ils nous collent la honte en chantant "parle à ma main" en plein milieu du musée alors que le guide vire au carmin - gros gros gros méga flippage de maîtresse - ou qu'ils trouvent ça chiant et s'agitent dans tous les sens et qu'on soit obligé de faire la police non-stop du début à la fin histoire d'éviter la situation de "parle à ma main" évoquée juste avant. Et bien sûr l'épreuve du trajet en bus, où il s'agit là aussi de les faire tenir tranquille histoire de pas avoir à avaler une boite de doliprane entière en arrivant tout en s'excusant, la mine honteuse et défaite, auprès du chauffeur qui devra en avaler une aussi. Autrement dit, une maîtresse qui fait une sortie avec ses élèves, c'est une maîtresse tendue comme un arc. Et qui se dit que bordel de dieu mais pourquoi j'ai voulu faire cette sortie mais je suis conne ou quoi???!!!
Dumoins c'est mon cas, et donc hier midi avant de partir pour notre périple, je n'ai pu avaler en tout et pour tout que quatre malheureux radis. J'avais beau me dire que lors des sorties précédantes - et ouais parce que je l'ai déjà fait mais ça m'a pas servi de leçon faut croire - ils avaient été adorables, et que tout c'était bien passé, n'empêche j'étais pas jouasse.
Comme j'ai eu tord! Car oui je n'ai qu'une chose à dire: mes élèves ont été extras, absolument extras! Sages d'abord, et dans le bus, et dans l'expo, et pendant l'atelier. Et puis studieux aussi, super impliqués, ils ont joué le jeu, réfléchi, répondu aux question, réalisé de supers constructions. Ils ont écouté nos guides, levé le doigt pour parler, chuchotté dans les salles, se sont réparti le travail... Ils ont découvert, appris, et moi ça m'a donné des idées de prolongement en classe. Nos guides nous ont d'ailleurs complimenté, en nous disant que ça avait été très agréable de travailler avec nous, et m'ont glissé en apparté qu'elles avaient beaucoup de mal avec les pluparts des groupes scolaires qu'elles trouvaient limite supportables. Moi j'étais super fière des miens. Ce que je n'ai pas manqué de leur dire aujourd'hui d'ailleurs.
Bon ok je les avais bien brieffé avant, je reconnais, mais quand même, ils m'ont vraiment bluffé! Parce que c'était naturel, c'était dans une très bonne ambiance, je les ai vu en profiter à fond. Et ils étaient eux aussi très fiers d'entendre les compliments de nos guides. Tellement que malicieusement un de mes terrible a lancé bien fort "ouais on n'a pas collé la honte à la maîtresse" - ça c'était mon brieffing de la veille où je les avais bien prévenu de pas me coller la honte sous peine de représailles sévères - et ils ont tous éclaté de rire. Nos guides aussi.
J'ai passé une super après-midi. Eux encore plus je crois. Et forcément c'est la meilleure réponse qu'on peut faire quand on se demande mais bordel de dieu mais pourquoi j'ai voulu faire cette sortie mais je suis conne ou quoi???!!!...
Non mais qui t'es toi d'abord?
Catégorie: La salle des maîtres
Bon finalement, la semaine avec Môssieur je te snobe n'a pas été pire que ça, vu que dès le mardi il avait décidé d'accrocher un sourire à son visage et moi j'avais décidé de soigneusement décaler toutes mes récrées pour l'éviter. Entente parfaite.
Il en a pas foutu une - attention hein, être remplaçant c'est un vrai boulot et certains remplaçants sont vraiment top de chez top... mais pas celui là - et c'est notre atsem qui a tenu la classe comme elle a pu - traduisez elle a évité que j'ai a appelé le samu quinze fois par jours. Car oui savez-vous comment ce "collègue" surveillait la récréation? Et bien tout simplement en feignant de ne rien voir - et donc en ne réprimant rien - et surtout pas le gamin en loque qui braillait juste sous son nez, le visage rouge de larmes, et qui visiblement avait quelque chose qui clochait. Môsieur regardait l'horizon, puis regardait le gamin, sans un mot, l'air de dire "va pleurer ailleurs". Il a fallu que ce soit moi qui m'en occupe. Véridique.
Et bien sûr en classe, il avait la même attitude. Je sens que je vais en entendre parler lundi moi. Car notre élève le plus terrible, le violent, a fait des siennes. Forcément. Et le maître a laissé couler. Allant même jusqu'à dire à la maman que le gamin n'était pas si terrible que ça... de quoi je me mêle???
Enfin bref, question professionnalisme il pourra repasser.
Ou plutôt non, je ne veux plus jamais le voir!
07 avril 2008
Marque ta page
Catégorie: Organisation et gestion de classe
Personnellement je travaille en classe avec des manuels, et comme j'ai un triple niveau, ça fait trois fois plus de manuels. Je ne peux donc pas m'amuser à les laisser ouverts à la bonne page sur mon bureau, et après avoir perdu maintes fois mes marques pages improvisés, après avoir collé des tonnes des post-its sur plein de pages sans jamais les enlever ensuite ce qui fait qu'au bout du compte on ne sait plus quelle est la bonne page, et bien j'ai fini par trouver LA solution imparable qui me permet de marquer les pages voulues rapidement et de pouvoir en changer rapidement, et sans abimer les livres - car certains post-its laissent de la colle sur les pages!
Il suffit de couper des brins de laines d'une longueur suffisante, quatre ou cinq brins, de les attacher ensemble en faisant un noeud et de fixer ça sur la tranche du livre avec un petit scotch, de sorte que les brins de laine servent de signets que l'on glisse entre les pages, tout simplement!
Oui je sais, c'est très con comme idée mais franchement, j'ai pensé à ça ce matin, et vu que ça fait presque déjà deux ans que je me bas avec mes manuels et bouquins en tout genre, je me suis dis que l'idée n'était peut être pas si évidente pour tout le monde et que d'autres pourraient apprécier...
Sinon tiens en passant, dans la classe au coin BCD il y a un aussi un pot de marque page à dispositions des élèves. J'y recycle les chutes des divers documents que je plastifie, chutes que je n'ai souvent même pas besoin de redimensionner! Il y en a de toutes les tailles et de toutes les couleurs, et c'est libre service: les gamins les ont vite adoptés!
Le tableau noir était vert!